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| GABONGO, un lien entre la Suisse et le Gabon |
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Chercher sa voie, trouver son chemin, se réaliser, s’épanouir constituent, semble-t-il, les nouveaux objectifs à atteindre dans une société fragilisée par le matérialisme et la recherche de ses valeurs. Gabongo, alias Gaby Vuignier est un privilégié, car il a découvert sa lumière. Pourtant rien ne le prédisposait à la sculpture. Ses contacts avec l’art se résumaient à l’exécution de dessins qui ne lui ont jamais vraiment plu. Est-ce l’Afrique mystérieuse et fascinante qui a réveillé les démons créateurs, tapis au fond de son être ? Ou l’art gabonais avec ses maîtres qui ont su lui enseigner ce savoir ? Pourtant cet art ancestral est davantage prédisposé à véhiculer des sentiments religieux que pour exprimer les réalités occidentales. Gabongo a réussi à concilier les deux choses d’une façon heureuse et remarquable. Son œuvre, lien indubitable entre l’Europe et l’Afrique, le Gabon et la Suisse a été distinguée dans notre pays et à l’étranger, et son rayonnement ne cesse de grandir.
RENAISSANCE
1970. Gabon. Dibwangui, à 650 km de Libreville. – Gabongo fait partie de la mission catholique de cette petite unité perdue dans la brousse. Il enseigne les mathématiques et le français et s’occupe de négoce : l’écoulement de la production indigène vers Paris. Ce qui lui donne l’idée de s’essayer à la sculpture indigène. Ses maîtres très étonnés de l’intérêt manifesté par un Blanc pour leur culture lui enseignent leur technique et lui insufflent l’esprit de l’art gabonais.
L’ARTISTE ET SON ŒUVRE
L’inspiration est d’abord locale : statuettes en pierre en en bois d’ébène, masques, petits objets de culte, puis elle se déploie. Les créations deviennent plus massives, gagnent en puissance. Les thèmes se diversifient : l’actualité avec « L’enfant de Gorbatchev » , l’histoire suisse avec « La femme de Guillaume Tell » , la communication avec « Rencontre helvético-gabonaise ». Ses créations sont aussi plus spontanées, plus originales avec l’adjonction d’éléments étrangers au bois tel que le verre, le métal, la couleur… Un bois que l’artiste choisit dur comme le chêne ou le noyer, matériau résistant avec lequel il doit se battre. Cette confrontation lui rend la tâche plus difficile, mais plus satisfaisante aussi.
SYMBOLISME
Chaque tableau, chaque statue possède une signification profonde dans sa globalité, comme dans ses détails. Les miroirs, réflecteurs par excellence, permettent aux spectateurs témoins des scènes sculptées d’être intégrés dans l’œuvre, de participer aux chuchotements, aux dialogues et de compléter ainsi la création. La pièce de monnaie que remplace le « O » de Gabongo est signe de dérision, d’humour et sert également de sceau et de signature.
MOUVEMENTS, COULEURS ET POESIE
Les vagues, les éléments concaves ou convexes évoquent le mouvement. La vie qui va et qui vient. Les couleurs sont celles du Gabon envers lequel il a une dette et pour lequel il ressent une profonde reconnaissance. « Je n’utilise jamais de peinture dans mes œuvres, j’use de teintes naturelles qui pénètrent dans le matériau et lui rendent toute sa beauté. La peinture étoufferait le bois. Une fois terminée, mes créations sont passées à la cire d’abeille, comme il était d’usage ici, il y a longtemps. Au contraire des autres objets qu’il ne faut toucher qu’avec les yeux, plus on caresse mes œuvres plus elles se patinent, plus elles se veloutent » nous explique l’artiste.
ANALYSE D’UNE DEMARCHE
Créer des liens avec un autre monde, une autre culture, aller au fond de soi, se sentir humble devant une tâche à accomplir, susciter d’autres vocations. Être source d’inspiration, se perpétuer dans le temps à travers des disciplines… voilà en quelques mots l’idéal de Gabongo.
D’ailleurs, l’une de ses œuvres illustre à merveille ces propos. Il s’agit de « Rencontre helvético-gabonaise » : Une femme blanche, un homme noir face à face : dualité, contraste, complémentarité : Europe-Afrique : femme-homme ; noir-blanc. Un bout de verre les séparent, laissant juste la place au témoin de la scène. A gauche de l’homme, un œil, signifiant le clin d’œil de la Suisse, puissance économique à la joie de vivre et au rire africain. Au-dessus du couple une colombe, oiseau de la paix qui nous rappelle qu’Afrique ne rime pas seulement avec guerre et famine. Un message émouvant que nous ne sommes pas prêts d’oublier.
Gab GABONGO travaille à Champlan, à quelques kilomètres de Sion. Son atelier et son exposition sont ouverts à toutes les personnes intéressées par son art. S’annoncer avant. |
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| Expositions |
en Suisse et à l’étranger ; notamment : Paris, Martigny, Sion, Fribourg, Crissier, Sierre, Montana-Crans, Chaux-de-Fonds, Yverdon, Neuchâtel, Palais des Nations Unies à Genève |
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| Références |
à la Direction des PTT, musée de Berne, Ambassades à Paris et à Genève, Banques Genève et Sion, C.O. des Collines, Canton de Genève : Office cantonale de l’Energie, Saint-Bernard Express, MOMC de Martigny. Différentes collections privées, publiques et entreprises de Suisse, France, Italie, Belgique et Slovaquie… |
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| Prix |
Premier Prix de sculpture décerné à la Mairie de Paris. Premier Prix de la culture afro-européenne à Genève. Lauréat de la Renaissance Française. Créa de bronze au salon international "Art & Créations", Palexpo, Genève |
| Matériaux |
Les éléments concaves et convexes évoquent le mouvement. La vie qui va et qui vient. Le bois ancien (noyer et chêne) est imprégné de teintes naturelles et la cire d’abeille transmet au toucher, le velouté de la peau féminine. |
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Mon fils m’a offert pour mon anniversaire une bouteille de whisky Loch Lomond pour le sien, je lui ai offert cette sculpture de Tintin, intitulé : Lord Lomond devant sa distillerie |
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* * * Sculptures sur commande * * * Je peux vous traduire vos projets, vos fantasmes sur un chêne centenaire… Dites-moi TOUT …. Je suis toutes ouies. |
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VOIR, Magazine suisse des arts par M. Frédéric PAJAK : … une étrange exposition ou se mêlent des rites ancestraux africains et l’humour valaisan. |
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